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«Vivre la Ville» du 25 août 2004 - La Coudre en court métrage
Une vingtaine d'acteurs et une cinquantaine de figurants de tout le canton ont participé au tournage de «Raconte-moi», un court métrage réalisé dans les environs de La Coudre entre novembre 2003 et juillet 2004.
Le film a été produit par le club de vidéo amateur «Espace Passion Image» et réalisé par Alexis Domjan, jeune Coudrier qui signe là son premier ouvrage dans l'univers du cinéma amateur.
Sébastien (Yannick Merlin), un jeune neuchâtelois superficiel et égocentrique, accumule les conquêtes amoureuses et répand fièrement ses exploits nocturnes. Caricature du parfait amant qui se joue des femmes, le Coudrier est à mille lieues de toute stabilité relationnelle. Un jour d'hiver, il découvre une boîte en fer dans la forêt au pied de l'abbaye de Fontaine-André, à l'intérieur de laquelle se trouve un vieux journal écrit par un jeune moine novice de l'abbaye, Marcel (Dimitri Calame), 75 ans auparavant. Le récit principal s'écarte pour laisser la place au passé. Les réticences, les oppositions, les craintes de certains Coudriers de 1929 à la veille de la fusion du village avec Neuchâtel font surface. Se dessine alors l'opposition entre un père conservateur, effrayé par la ville menaçant ses intérêts, et le jeune novice plein d'espoirs, qui voit dans la fusion un accès possible aux études proposées par l'université de Neuchâtel.
Le funiculaire, le lac, la roche de l'Ermitage, sans oublier l'accent: c'est bon, on s'y retrouve, on est bien chez nous! Les visages des acteurs, tous bénévoles, ne nous sont pas inconnus. Le contraste entre le jeune homme d'aujourd'hui, moderne, égoïste, éloigné de valeurs telles que le respect, et le novice d'un autre temps, réfléchi et aimant, est - bien que caricatural - franchement drôle. On se plaît à rire du comportement machiste, ridicule et pathétique du personnage principal, excellemment joué.
Le scénario, comique et touchant, raconte un récit moderne totalement fictif, où se dessine discrètement, à l'arrière plan, La Coudre de 1929. «J'ai pensé qu'un documentaire sur la fusion serait ennuyeux et vite oublié», témoigne Alexis Domjan, réalisateur de «Raconte-moi». «Une fiction marque davantage les esprits, elle subsiste dans le temps.» Et si l'aspect historique n'apparaît qu'au second plan, c'est aussi pour des raisons techniques, explique le réalisateur: «La constitution de décors aurait été coûteuse et compliquée.» (vg)
«Raconte-moi», présenté en boucle samedi dès 11h45, à La Coudre.
[ Article original... ]
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